Juste avant qu’elle ne se termine (le 23 août !), je suis allée aujourd’hui au musée Carnavalet voir l’exposition consacrée à Madame de Sévigné, présentée à l’occasion du 400ème anniversaire de sa naissance.
Ce qui m’a frappée dans cette exposition, et que pour ma part, je n’avais pas entendu pendant mes études au lycée 🙂 ce sont les aspects contradictoire de ses écrits.
Elle était assez ouverte, et promouvait, entre autres, la place des femmes dans la société ; elle s’est rapprochée des « frondeuses », même si l’objet de leur courroux n’était pas forcément de remettre en cause les fondements de la société !
Lors de la construction de la grotte de Tethys, abritant à l’origine des jeux hydrauliques, qui fait partie des premiers agencements aux abords du château de Versailles, Madame de Sévigné « fait écho à la mortalité prodigieuse des ouvriers due aux conditions de travail sur le chantier du palais […] Pourtant elle tombe sous le charme : tout est grand, tout est magnifique […] Mais ce qui plaît souverainement, c’est de vivre quatre heures entières avec le souverain, être dans ses plaisirs et lui dans les nôtres. »
Dans le même temps, lorsqu’en 1685, Louis XIV décide d’intensifier sa politique de répression à l’encontre du culte protestant en révoquant l’Édit de Nantes et que le temple de Charenton est détruit, Madame de Sévigné, comme la plupart des catholiques, approuve cette mesure sans condamner la violence qui s’abat sur les protestants.
Ecrit par Lise - Site
