Après ma semaine dans le Jura, j’ai pris la direction de Blotzheim, en Alsace, où j’ai passé une quinzaine de jours. Je souhaitais être proche de Bâle, où j’avais réservé une visite pour le musée Tinguely.
J’avais choisi une chambre d’hôte à Blotzheim, chez Philippe et Doris, très sympa. Je disposais d’une chambre fraîche (la plus fraîche de la maison comme me l’a précisé Philippe !), avec salon, cuisine, et piscine.
Le 20 juillet, la Petite Camargue Alsacienne
Pour cette première journée, je me suis rendue dans la Petite Camargue Alsacienne. J’ai tout d’abord longé le canal de Huningue, avant de suivre les sentiers de découverte et atteindre quelques observatoires.
La Petite Camargue Alsacienne est la première Réserve Naturelle Nationale d’Alsace, et s’étend sur près de 15 km de long et sur 1 à 2 km de large. Elle a été créée dans l’optique de garantir la préservation des habitats et des espèces représentatifs de la richesse de la plaine rhénane (source : La Petite Camargue Alsacienne) (Photos prises avec le Sony Alpha 7III).
Le 21 juillet, le château féodal du Landskron et la Passerelle des Trois Pays
Je suis allée au château féodal du Landskron qui offre une très belle vue sur la vallée et la Suisse. Après avoir emprunté un chemin pavé de galets du Rhin, je suis montée au sommet du donjon, d’où l’on a un panorama à 360°, permettant de découvrir Bâle, la Forêt Noire et le Sundgau (Photos prises avec le Sony Alpha 7III).
J’ai ensuite pris la direction de Héningue et ai fait un petit tour sur la « Passerelle des Trois Pays, la plus longue passerelle piéton-cycliste au monde ». Longue de 238 mètres, elle relie Huningue en France à Weil-am-Rhein en Allemagne, et permet de traverser le Rhin (Photos prises avec le Sony Alpha 7III).
Le 22 juillet, la Fondation Fernet-Branca et le chemin de mémoire
Attirée par le descriptif de la Fondation Fernet-Branca, j’ai visité l’exposition Tempesta. Sans doute mes connaissances en art sont-elles insuffisantes (!), mais je n’ai pas été éblouie par les oeuvres exposées ni les commentaires du guide audio ! (Photos prises avec le Sony Alpha 7III).
Du coup, je suis allée faire un tour au bord du Rhin et du Grand canal d’Alsace, le long du chemin de mémoire (Photos prises avec le Sony Alpha 7III).
Le 23 juillet, le centre historique de Bâle, le musée Tinguely
J’étais allée à Bâle il y a bien longtemps et je n’en avais aucun souvenir ! Ayant réservé un billet pour le musée Tinguely à partir de 18 h, les entrées étant gratuites le jeudi à partir de cette heure, j’avais toute la journée devant moi.
Partie du parking de la gare, j’ai pris la direction de l’hôtel de ville, que je n’ai pas atteint tout de suite… Je me suis baladée dans les petites rues, avant d’y arriver… (Photos prises avec le Sony Alpha 7III.)
L’Hôtel de ville est bien différent de ce qu’on peut imaginer d’un tel édifice, avec ses couleurs vives et ses fresques murales (Photos prises avec le Sony Alpha 7III).
Mes pas m’ont menée à la cathédrale, située au bord du Rhin, particulière avec ses murs en grès rose et ses tuiles colorées. On peut déambuler dans tous les recoins, visiter la crypte, le chœur, la tombe d‘Erasme de Rotterdam, le cloître. Dommage que les engins de chantier sur la Münsterplatz (place de la cathédrale) ne permettent pas d’en profiter pleinement ! (Photos prises avec le Sony Alpha 7III.)
Après avoir longé le Rhin d’un côté, j’ai poursuivi sur la rive opposée, depuis laquelle on voit bien la cathédrale (Photos prises avec le Sony Alpha 7III).
J’ai terminé ma journée, après avoir effectué une quinzaine de kilomètres à pied, au musée Tinguely. J’ai débuté par l’exposition Labouring Bodies, qui s’attache à montrer « comment, depuis la modernité, le corps humain – en particulier le corps féminisé et marginalisé – fut à la fois marqué par des machines, contrôlé et envisagé comme lieu de résistance. »
J’ai ensuite parcouru les salles consacrées à Tinguely, avec La roue = c’est tout (Photos prises avec le Sony Alpha 7III).
Bien que les prix en Suisse soient plus élevés qu’en France, j’ai réussi à me sustenter dans deux restos abordables, le midi, chez Kuni-Gunde, tout proche de la place du marché. Ce petit resto propose notamment des tartines plutôt originales. Le soir, j’ai dîné au restaurant du musée Tinguely, qui lui aussi offre des plats à des prix raisonnables
Les 24 et 25 juillet, autour de Blotzheim
M’étant baladée dans la périphérie de Blotzheim, où l’on est vite en pleine campagne, j’ai effectué le lendemain une sortie, d’une dizaine de km, avec mes bâtons de marche nordique, dans les environs. Mon itinéraire m’a conduite dans de petites rues très calmes, loin de l’agitation citadine, avec quelques maisons typiques. Puis le chemin traverse des champs, essentiellement de blé (déjà coupé) et de maïs, que l’on voit à perte de vue (Photos prises avec l’iPhone 13 ).
Le 26 juillet, Mulhouse, le musée historique
Profitant du stationnement gratuit le dimanche, je me suis rendue à Mulhouse. J’avais l’image d’une ancienne ville industrielle, sans âme ! Les lectures préalables à ma visite m’avaient déjà convaincue du contraire ! Effectivement, le centre historique est typique des villes alsaciennes.
Après un petit tour dans le centre historique, j’ai visité le musée historique qui se trouve dans l’ancien hôtel de ville. Étonnamment, bien que Mulhouse soit une ville au riche passé industriel, avec entre autres ses entreprises textiles, les oeuvres exposées présentent les industriels, les bourgeois voire les nobles, mais aucune référence n’est faite à la population ouvrière. Pourtant, que seraient les entreprises sans leurs ouvriers ? 🙂 (Photos prises avec le Sony Alpha 7III.)
Je n’ai évidemment pas manqué la cathédrale !
Bien que la ville soit peu animée le dimanche, surtout en matinée, j’ai enfin pu manger une spécialité locale. En effet, depuis que je suis arrivée dans ce coin d’Alsace, j’ai surtout vu des pizzerias et des « Donner ». Au Bureau est une brasserie qui propose entre autres des Flammekueche (tarte flambée).
Après cette pause repas, j’ai visité le Musée de l’Impression sur Étoffes (Photos prises avec le Sony Alpha 7III).
Les 27 et 28 juillet, l’île du Rhin
Après avoir traversé les écluses de Kembs en voiture, j’ai pris la direction de l’île du Rhin, intégrée à la réserve naturelle de la Petite Camargue Alsacienne. J’ai commencé par longer le Grand Canal d’Alsace, avant d’emprunter un chemin entre celui-ci et le Vieux Rhin. Puis, j’ai suivi un chemin entre le Petit Rhin et le Vieux Rhin avant de traverser le Rhin « naturel » en prenant la passerelle le long du barrage de Kembs ; je me suis retrouvée, en fait, de l’autre côté du canal, en face du chemin de mémoire que j’avais parcouru quelques jours plus tôt. J’ai fait une halte du côté allemand, puis j’ai de nouveau suivi le Grand Canal d’Alsace pour rentrer, les ponts étant beaucoup trop éloignés les uns des autres pour prendre un autre chemin pour le retour ! (Photos prises avec le Sony Alpha 7III).
J’ai complété ma sortie le lendemain par une courte balade le long du Vieux Rhin jusqu’à la Barre d’Istein, une formation rocheuse au milieu du fleuve en suivant le Sentier « Escapades Rhénanes ».
Si côté français, on ne peut s’approcher des bords du Rhin, et les baignades y sont interdites, on aperçoit sur la rive allemande des sortes de plages sur les alluvions.
J’ai terminé ma balade au niveau de l’écluse de Kembs, mais je n’ai pas eu la patience d’attendre les 25 minutes afin que l’un des bassins se remplisse pour laisser passer la péniche ! (Photos prises avec le Sony Alpha 7III).
Le 29 juillet, Bâle, le musée des cultures
Je suis retournée à Bâle au Museum der Kulturen (le musée des cultures). Par ce temps caniculaire, l’entrée y était gratuite.
Je suis passée par quelques rues typiques (Photos prises avec le Sony Alpha 7III).
Quant au musée, il a un petit air de Musée du quai Branly, en donnant une part importante aux cultures du monde. S’y tiennent trois expositions.
Die Eule ist pink (La chouette est rose – des histoires de toutes les couleurs) s’attache à présenter comment les couleurs influencent notre perception, donnant une signification aux choses.
La cour intérieure du musée et le bâtiment lui-même sont très sympas, mais en raison d’une toile protégeant du soleil, je n’ai pu les photographier que partiellement (image 14) (Photos prises avec le Sony Alpha 7III).
Les descriptions des oeuvres que j’ai photographiées dans les musées bâlois sont évidemment en allemand, je n’ai pas pris le temps de les traduire en français !
Alles lebt – mehr als menschlische Welten (Vivant – Bien plus que des mondes humains) remet en cause la perception utilitariste du monde par les humains, qui n’appréhendent pas la nature comme source de vie mais comme ressources (Photos prises avec le Sony Alpha 7III).
Memory – Momente des Erinnerns und Vergessens (Mémoire – Moments du souvenir et de l’oubli) plonge le visiteur dans les moyens et les pratiques du souvenir. L’exposition illustre les bouleversements de nos sociétés, telles la guerre ou la colonisation (Photos prises avec le Sony Alpha 7III).
En raison de la température élevée, plus de 35°, après avoir déjeuné, je n’ai pas traîné dans la ville !
Les 30 et 31 juillet, les villages alsaciens du Sundgau
Hirtzbach doit son nom au ruisseau (Bach en allemand) le long duquel il s’étend et Hirsch (cerf en allemand).
J’ai commencé par le parc de Reinach, situé en face du château appartenant à la famille du même nom. Par ce temps très chaud, la balade au milieu des arbres et des étangs était la bienvenue ! J’ai poursuivi le long du ruisseau où se trouvent de belles maisons typiques (Photos prises avec le Sony Alpha 7III)..
Avant de poursuivre ma balade, j’ai fait une halte au restaurant de la gare Munzenberger, où j’ai dégusté une spécialité du coin, la carpe frite !
Friesen a conservé une cinquantaine de maisons à colombages construites entre 1499 et 1876, avec notamment la plus ancienne maison à colombages du Sundgau (Photos prises avec le Sony Alpha 7III).
Altkirch, capitale du Sundgau, a conservé ses rues étroites datant du Moyen Âge et quelques traces des fortifications (Photos prises avec le Sony Alpha 7III).
Au milieu de ces traces historiques, de nombreuses fresques sont présentes dans la ville (Photos prises avec le Sony Alpha 7III).
1er août, le château de Ferrette
J’ai fait une balade mi-rando mi-marche nordique (!) autour de Ferrette. Je suis partie du parking près du château, et dès le départ, ça monte bien ! Depuis le château, j’ai pris la direction de la Grotte des Nains. J’ai terminé par la tour panoramique du Rossberg, avant de redescendre au village.
Le circuit est plutôt bien balisé, il passe à travers des sentiers parfois abrupts avec un dénivelé d’environ 350 mètres pour une distance d’une dizaine de km (Photos prises avec l’iPhone 13).
2 août, le Rhin, côté Allemagne
Pour mon dernier jour de vacances, j’ai longé le Rhin sur la rive allemande. De ce côté de la frontière, on est plus proche du fleuve que du côté français. La promenade est facile, sur un chemin large, sur lequel, au moins jusqu’à ce qu’il devienne un peu plus plus étroit, on croise plus de monde que de l’autre côté de la frontière, des promeneurs, avec ou sans chien, des vélos…
Des panneaux, comme du côté français dans la Petite Camargue Alsacienne, montrent les dégâts liés à l’industrialisation, la disparition d’espèces végétales comme animales et comment le Rhin a été « renaturé ».
Je n’ai pas pu continuer ma balade comme prévu, le chemin étant interrompu par un petit débordement du Rhin (image 8) ! Je suis revenue sur mes pas, ai emprunté une passerelle avec l’intention de poursuivre ma route jusqu’à la Barre d’Istein. Mais bien qu’il soit beaucoup question d’environnement, ce chemin longe l’autoroute pendant un bon moment ! Et comme en plus, il fallait le suivre en plein soleil assez longtemps, j’ai fait demi-tour ! (Photos prises avec le Sony Alpha 7III).
Quelques infos
- Les maisons à colombage sur Wikipedia
- Saint-Louis, 3 pays
- Découvrir Bâle
- Le Sundgau, dans le sud de l’Alsace
Ecrit par Lise - Site
